Écrit par  2017-09-04

L’éco-sécurité en Afrique Centrale

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Cette semaine, nous allons à N’Djamena. Dans la capitale de la République du Tchad, s’est tenue du 25 au 28 juillet 2017, la Conférence des Ministres de la CEEAC sur l’éco-sécurité, le conflit homme/faune et les autres conflits liés à l’utilisation des terres en Afrique Centrale.
Derrière cet intitulé officiel de la conférence, il faut voir beaucoup de choses. L’Afrique Centrale dispose d’un capital naturel abondant, varié, divers et diversifié constitué des ressources d’origines biologiques et non biologiques, parmi lesquelles se trouve le coltan, dont 85% des réserves mondiales se trouveraient à l’Est de la République Démocratique du Congo. Ces ressources sont, avec le bois, au cœur de l’économie de la majorité des Etats, et cohabitent avec une flore et une faune variées.


Ce capital naturel du sol, du sous-sol et des fonds marins, est pillé, volé et saccagé par des groupes de criminels, voire terroristes de diverses origines utilisant des armes de guerre. Cette criminalité environnementale ou exploitation illégale des ressources naturelles alimente le commerce illicite en la matière, causant ainsi des pertes économiques énormes aux Etats, et des menaces sur la paix et la sécurité, la survie des espèces biologiques et les conditions de vie des populations. Aujourd’hui, les spécialistes parlent d’éco-sécurité. Il se trouve qu’un Etat seul ne peut faire face à un phénomène transnational. Et c’est pourquoi l’affaire a été confiée à la Communiqué Economique des Etats de l’Afrique Centrale, organisme d’intégration sous régionale, regroupant 11 pays.

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