Écrit par  2017-09-28

Gogounou et Natitingou: 9 éléphants abattus, 18 pointes interceptées

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La lutte contre le trafic des produits de faune au Bénin ne cesse de donner des résultats préoccupants. De juillet à septembre 2017, l’engagement des acteurs de lutte contre la criminalité faunique a permis de mettre la main, à Gogounou et Natitingou, sur deux groupes de trafiquants d’ivoire.

 La collaboration entre les forces de sécurité publique, le programme Appui à l’application des lois sur la faune et la flore au Bénin (Aalf-Bénin), et les autres acteurs de lutte contre la criminalité faunique donne de l’espoir. L’avant-dernier trimestre de 2017 a permis d’arrêter 18 pointes d’éléphants abattus dans le Septentrion.

A Gogounou, 3 individus ont été mis aux arrêts avec 4 pointes d’éléphant de 20,09 kg. Le 2ème groupe de 2 trafiquants a été pris à Natitingou avec 14 pointes d’ivoire de 24 kg. De ces interpellations, il ressort que 9 éléphants ont été tués à cause de leurs défenses. La preuve que la lutte doit s’intensifier à tous les niveaux pour la survie des éléphants protégés par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Certes, le gouvernement est déterminé à davantage sécuriser les parcs. Mais il faut renforcer le combat au niveau des frontières pour décourager les ennemis de la biodiversité. L’autre niveau où le bât blesse est que parmi les acteurs de la justice sensés accompagner la croisade, il y en a qui compliquent la tâche aux acteurs de lutte. Il urge que le gouvernement prenne ses responsabilités afin qu’ils comprennent véritablement les enjeux de la lutte et jouent convenablement leurs rôles. Cependant, il convient d’apprécier à sa juste valeur la décision du Tribunal de première instance de Natitingou qui, le jeudi 24 août 2017, a respectivement condamné les 2 trafiquants à 48 et 4 mois de prison ferme. De plus, ils doivent payer une amende de 400 000 de FCfa à l’Etat et 3.000.000 de FCfa à titre de dommages-intérêts. Il est vivement souhaité que le tribunal de Kandi rende une décision coercitive concernant l’affaire de Gogounou. Une chose est de traquer les trafiquants pour la préservation de notre patrimoine faunique, l’autre est qu’ils subissent réellement la rigueur de la loi.

 

 

 

Serge Adanlao

 

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