700 espèces d’oiseaux, 98 espèces d’amphibiens, entre 95 et 160 espèces de reptiles, près de 10 000 espèces de plantes, plus de 400 essences forestières et 198 espèces différentes de mammifères. Ces chiffres impressionnants font du Gabon le pays d'Afrique avec la plus grande variété et quantité d'animaux. La Gabon, leader de la biodiversité ? Les 13 parcs nationaux constituent des points de contacts privilégiés et d’observation directe de ce vivier. Grâce à ces parcs, la nature Gabonaise dévoile aux scientifiques des trésors exceptionnels. Le parc d'Akanda, sur la côte atlantique, est l’un des sites les plus importants d’Afrique centrale pour les oiseaux migrateurs d’Europe. Les grandes plages offrent un refuge pour les espèces d'oiseaux aquatiques, tandis que les vasières abritent les espèces d'échassiers appelées limicoles qui se nourrissent d'invertébrés cachés dans le limon. Au large des côtes atlantiques, on retrouve une grande diversité d'animaux marins offrant le spectacle des sauts des grands dauphins, des dauphins à bosse ou des rorquals. Le Gabon regorge aussi d'animaux rares tels que le Pangolin du Gabon, le Picatharte ou encore le vautour à tête blanche. Mais l'activité de l'homme reste un danger pour certaines espèces.

Le biomimétisme connait un regain d’intérêt grâce au talent pédagogique d’Idriss Aberkane. Mais cette direction technique n’a de sens que si elle reste dans les principes du vivant plutôt qu’à maintenir le système industriel actuel.

 

Gauthier Chapelle est coauteur du livre Le Vivant comme modèle (Albin Michel, 2015), préfacé par Nicolas Hulot et Jean-Marie Pelt. Pablo Servigne, est coauteur de Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes (Seuil, 2015), et du Petit traité de résilience locale (ECLM, 2015).

 

Les poissons à hélice, ça n’existe pas. Partant de cette simple constatation, Jean-Baptiste Drevet a conçu en 2013 une nouvelle façon de produire de l’électricité à partir des courants marins. Pour cela, il a fabriqué une membrane qui suit le mouvement ondulatoire de la raie, portée par les courants. Il n’a pas copié, mais il a observé, tiré les principes, et innové. Voilà ce qu’est le biomimétisme. Un truc qui rend les inventions beaucoup plus durables, efficaces, efficientes, et dans ce cas, sans risque pour les poissons ou les cétacés [1].

 

L’exercice de s’inspirer de la nature n’est pas nouveau — il remonte à l’Antiquité, et passe par la Renaissance — mais il a pris de l’envergure dans les années 1990 [2], où il a permis d’apporter une réponse potentiellement radicale aux agressions de notre civilisation industrielle. Côté grand public, cette posture rencontre un succès grandissant [3]. Côté université, malgré les réticences de quelques vieux professeurs, des étudiants n’ont cessé de le réclamer comme nouvelle discipline.

Entreprise vouée au culte de la performance et de la technologie, ou association engagée pour changer la ville ? Deux visions de l’agriculture urbaine se développent. Le débat fait rage dans les bacs qui poussent sur le macadam.

 

Paris et La Courneuve (Seine-Saint-Denis), reportage

 

5,5 hectares au cœur de Paris. Une production annuelle de 500 tonnes de fruits et légumes, 8.000 litres de bière et 4.200 litres d’engrais végétal. Un chiffre d’affaires attendu de 7 millions d’euros et 120 emplois créés. Lors de la remise des prix de l’appel à projet Parisculteurs, en novembre dernier, la Mairie de Paris a fait la part belle aux chiffres. Et aux promesses de rentabilité de la revégétalisation de la ville. « Ce premier jury est un démonstrateur, une vitrine pour montrer que l’agriculture urbaine à Paris est possible et rentable », indiquait ainsi Pénélope Komitès, adjointe chargée des Espaces verts et de la Nature à la ville de Paris.

 

Une approche regardée avec circonspection par certains, pour qui cet appel à projets est un pas de plus vers la marchandisation de l’agriculture urbaine. « Parisculteurs, c’est une bonne idée, mais on peut formuler quelques critiques, comme la volonté d’attribuer des espaces à des structures dont le but est de dégager de l’argent, tout en mettant l’accent sur un aspect très high-tech, explique Antoine Lagneau, chargé de mission en agriculture urbaine à Natureparif (l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France). L’agriculture urbaine est à la croisée des chemins. À l’origine, c’est un mouvement associatif et social.

Les hippocampes du bassin d'Arcachon sous la loupe des scientifiques et des plongeurs

 

Vous n'ignorez sans doute pas le vaste élan citoyen en Nouvelle Aquitaine depuis 2012 qui a vu le jour sous les eaux du bassin d'Arcachon: 600 plongeurs loisirs de la FFESSM  plongent pour collecter des informations scientifiques sur les hippocampes du bassin d'Arcachon.

 

Ils sont soutenus dans leur démarche par Ocean'Obs, coordinateur scientifique du programme scientifique : Observatoire Participatif de la Biodiversité Marine – OPBM.

 

Plus de 2 000 heures de plongée ont été réalisées par ces plongeurs "sentinelles de la mer". Les observations sont traitées et analysées par Ocean'Obs. Les résultats sont transmis au Parc Naturel Marin du bassin d'Arcachon, pour une gestion durable d’espèces patrimoniales telles que les hippocampes ou des habitats primordiaux pour l’équilibre écologique du bassin et des activités sociaux-professionnelles qui y sont liées, tel que les herbiers de zostère marine.

L’association Ocean’Obs « Observer, Comprendre, Préserver »

 

Le constat actuel quant à la biodiversité en danger dans le monde est malheureusement alarmant. De nombreuses espèces animales sont menacées, des ressources naturelles sont dévastées et des populations perdent leurs habitats et leurs repères.

Les espèces animales en danger

 

La Terre englobe de nombreuses espèces animales merveilleuses qui cohabitent sur différentes régions du monde et qui participent à l’équilibre de l’écosystème. Malheureusement, au cours des ans, ces espèces ont fait face à des menaces qui ont participées pour certaines, à les voir disparaître complétement. Une liste rouge mondiale à été créé par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature et de ses ressources (UICN) en 1964 afin de répertorier chaque espèce ou sous-espèce.

 

Quelques chiffres

 

Selon la dernière édition de la liste rouge mondiale (version 2013.1) sur les 70294 espèces étudiées, 20934 sont classées menacées d’extinction au niveau mondial.

Sur les 7 espèces de tortues marines existantes, 6 sont menacées.

Plus de 27% des 845 espèces de coraux bâtisseurs de récifs ont été classées comme menacées.

Le mérou géant assure un rôle fonctionnel très important. Dans les régions indopacifiques, son déclin met en danger les écosystèmes malgré la biodiversité exceptionnelle des récifs tropicaux.

 

Décryptage d’une toute nouvelle science, la biogéographie fonctionnelle, qui aide déjà à mieux comprendre les conséquences du changement climatique.

 

Quel point commun y a-t-il entre une chauve-souris, un renard et un ver luisant ? Ce sont des animaux nocturnes. Ces caractéristiques communes entre êtres vivants, les chercheurs les appellent aussi traits fonctionnels, ou plus simplement fonctions. Il y en a, bien sûr, une multitude, et une nouvelle discipline, la biogéographie fonctionnelle s’est donné la tâche d’étudier leur répartition géographique. Une étude a, par exemple, montré que la nocturnalité est plus fréquente dans les territoires à forte densité humaine. Très certainement parce que les animaux évitent de côtoyer l’homme, actif pendant la journée. « La particularité de cette science, c’est qu’elle s’appuie sur les fonctions des organismes et non plus sur les espèces pour étudier les écosystèmes », souligne Cyrille Violle, chercheur au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (Cefe)1, à Montpellier. Il vient de diriger un numéro spécial (link is external) de la revue PNAS 2 sur le sujet.

 

INTERVIEW : Le président du Muséum d'histoire naturelle Gilles Bœuf alerte sur l'autre danger, avec le dérèglement climatique, qui pèse sur l'homme: une nouvelle extinction massive des espèces...

Banc de sardines au large des Philippines. — LETS KAMOGELO/SOLENT NEWS/SIPA

 

La vie sur Terre a une histoire longue et mouvementée. Depuis 600 millions d’années, elle a connu cinq extinctions massives des espèces. Et la sixième n’est pas loin. Gilles Bœuf, président du Muséum d’histoire naturelle, s’intéresse depuis plusieurs années à la question. A la veille de sa conférence «La biodiversité à l’épreuve du climat», qui a lieu mercredi à la Maison des océans, il répond aux questions de 20 Minutes.

 

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