L’Union internationale pour la conservation de la nature publie, dimanche, l’actualisation de sa fameuse liste rouge des espèces menacées. L’extinction des espèces végétales  et animales est particulièrement massive dans les îles.

 

La faune et la flore disparaissent inexorablement de la planète. « Nous les perdons à un rythme inédit », assure Jane Smart, directrice de la conservation au sein de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

 

Celle-ci a publié, dimanche 4 septembre, l’actualisation de sa fameuse liste rouge des espèces menacées, et le constat est très inquiétant. Sur les 82 954 espèces animales et végétales prises en compte, 23 928 (29 %) sont qualifiées de « menacées », dont 5 107 sont en « danger critique », 7 602 « en danger » et 11 219 sont considérées comme « vulnérables ».

 

Cet inventaire a été réalisé par ce vaste réseau de protection de l’environnement auquel collaborent environ 10 000 experts internationaux et auquel adhèrent ONG et gouvernements. La dernière actualisation générale de la liste rouge datait de 2009.

 

La pression exercée par l’humanité sur les écosystèmes est telle qu’il nous faut chaque année l’équivalent de 1,6 planète Terre pour satisfaire nos besoins, selon le WWF.

Les populations d’éléphants d’Afrique déclinent en raison de la perte et de la dégradation de leurs habitats, et du braconnage pour leur ivoire. TONY KARUMBA / AFP.

 

Partout, les écosystèmes sont menacés, et rien ne semble pouvoir enrayer la tendance. Alors que les pressions humaines sur l’environnement ne cessent de s’aggraver, plus de la moitié du vivant, parmi les vertébrés, a disparu ces quarante dernières années. C’est sur ce nouveau constat alarmant que s’ouvre la onzième édition du rapport « Planète vivante », un vaste bilan de santé de la Terre et de sa biodiversité, publié jeudi 27 octobre par le Fonds mondial pour la nature (WWF).

 

Vue de la mer Adriatique depuis l'île de Krk, en Croatie.

 

Touché de plein fouet par le changement climatique et les activités humaines, l’océan change à grande vitesse. Or il permet la subsistance de milliards d’individus et recèle peut-être les sources d’énergie de demain. À l’occasion de la Journée mondiale des océans, le 8 juin, retour sur les nombreuses études menées sur les flots, dans cet article paru dans le numéro deux de la revue «Carnets de science».


L’océan est le thermostat de notre planète. Foyer d’une incroyable biodiversité, bordant la majorité des villes, il constitue pour l’humanité une source importante de son alimentation et, demain peut-être, de son énergie. C’est peu dire que l’océan est appelé à jouer les premiers rôles dans les décennies à venir. Et pourtant, il demeure encore et surtout un grand inconnu. Difficile en effet de cerner un tel colosse, vaste de plus de 360 millions de kilomètres carrés et profond de 4 kilomètres en moyenne, régi par des phénomènes complexes eux-mêmes perturbés par l’action des hommes. « Nous sommes tellement loin de bien connaître l’océan que, à chaque expédition, nous découvrons toujours quelque chose de nouveau », raconte Sabrina Speich, professeure d’océanographie physique et sciences du climat au Laboratoire de météorologie dynamique1 (LMD) de l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL).

Employée dans la médecine traditionnelle chinoise, la peau du quadrupède alimente un trafic de plus en plus important sur le continent, décrypte notre chroniqueur.

Au même titre que l’ivoire des éléphants, les cornes de rhinocéros ou les écailles de pangolin, la peau des ânes africains est très recherchée par les Chinois. « Nous nous en servons pour produire un sirop qui s’appelle ejiao, nous explique un pharmacien de Pékin. Avec la gélatine qui se trouve dans la peau des ânes, nous fabriquons un tonic sanguin qui permet de soigner toutes sortes de maux comme l’anémie, la toux sèche ou les conséquences de la ménopause… Mais aussi l’insomnie ou la fatigue chronique. C’est un médicament que nous utilisons en Chine depuis de longues années. »

 

Seulement, l’appétit grandissant pour cette pharmacopée, dont les prétendues vertus ne sont validées par aucune preuve scientifique,a conduit à diviser par deux la population d’ânes en quelques années seulement dans l’empire du Milieu.

 

Dans un rapport, le WWF révèle que les éléphants, les rhinocéros et les tigres sont pourchassés dans au moins 43 sites du patrimoine mondial.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) tire la sonnette d’alarme : près de la moitié des quelque 200 sites naturels classés au patrimoine mondial de l’Unesco [Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture] sont victimes de braconnage ou d’exploitation forestière.

 

Dans un rapport publié mardi 18 avril, l’ONG déplore ainsi que « les espèces classées à la Cites [Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction] sont victimes de prélèvement illégal dans 45 % » de ces zones. Le WFF reconnaît toutefois que l’estimation de l’ampleur des activités concernées est rendue difficile par leur nature illicite.

 

Dans le parc national de la Garamba, scientifiques et gardes risquent leur vie pour protéger les 46 dernières girafes du Kordofan. La faute aux braconniers et aux milices.

Visiter le parc national de la Garamba est un voyage à haut risque. Dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), à la frontière avec le Soudan du Sud, le parc est situé dans l’une des zones les plus dangereuses d’Afrique. La faute à un mélange explosif de braconniers lourdement armés, de groupes rebelles et d’une biodiversité chèrement négociée sur le marché noir.

 

Au cœur de ce biotope unique en Afrique centrale – une savane parsemée d’îlots de forêt dense –, les dernières girafes du Congo subsistent tant bien que mal. Plutôt mal que bien. Au nombre de 46, elles appartiennent à une sous-espèce récemment identifiée : la girafe du Kordofan (Giraffa camelopardalis antiquorum),

Libreville a abrité le 29 août un atelier visant à évaluer le niveau de réalisation du Projet de conservation de la biodiversité en forêt tropicale à travers la coexistence durable entre l’homme et l’animal (Procobha). Une étude menée conjointement par le Gabon et Japon.

«Ce projet, qui est financé pour une durée de 5 ans, permettra plusieurs réalisations dont un manuel pour l’écotourisme scientifique dans le parc de Moukalaba-Doudou, la carte écologique de ce parc, la formation des éco-gardes, la formation des chercheurs gabonais et la construction d’une station de recherche à Doussala», a expliqué Shigéo Yagamata, représentant résident au Gabon de l’Agence japonaise de la coopération internationale (Jica) relayé par Gabon Matin.

 

Selon le diplomate nippon, «trois étudiant de l’Université des sciences et techniques de Masuku ont été sélectionnés, afin de participer à ce projet et acquérir une expérience plus objective sur les grand singes».

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