Angelina Nongou Leyenberger

Angelina Nongou Leyenberger

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vendredi, 07 juin 2013 09:20

Gestion durable des forêts au Gabon

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vendredi, 07 juin 2013 09:20

Le Géotourisme...


Une nouvelle voie de tourisme : le géotourisme

En 2015, le Gabon souhaite devenir la première destination mondiale pour le tourisme lié à la forêt tropicale africaine, ainsi qu’un modèle pour les parcs nationaux du XXIème siècle.

La réalisation de cet objectif n’est envisageable, que dans une perspective de préservation des ressources naturelles de notre pays, et de leur caractère vierge et intact.

Eh bien, c’est précisément cela, l’éco-tourisme.

Il s’agit de protéger la nature, mais aussi de mettre ses splendeurs à la disposition des visiteurs.

Et si l’on ajoute que ce tourisme-là prend en compte la mise en valeur de l’héritage culturel local et le bien-être des habitants, on arrive directement à la notion de géotourisme.

Mais c’est avant tout un tourisme durable que l’on souhaite voir pratiquer au Gabon.

Le tourisme durable est une forme de tourisme qui permet d’atteindre l’équilibre, dans l’interaction de 3 champs d’activités :

- Une gestion appropriée des ressources naturelles et culturelles, afin d’attirer les touristes,

- L’amélioration de la qualité de la vie, pour les communautés locales,

- Le succès économique, contribuant à son tour à d’autres projets de développement nationaux, tels que des centres de santé ou des écoles.

Le tourisme durable génère des emplois et des revenus substantiels, comme ceux des industries d’extraction du pétrole ou du bois, mais avec la perspective d’assurer des bénéfices économiques et sociaux à long terme au Gabon et à ses citoyens, génération après génération.

Dès aujourd’hui, le Gabon met en œuvre un certain nombre d’actions concrètes, notamment la formation d’écoguides, que vous retrouverez sur le terrain, pour vous permettre de pratiquer un tourisme responsable

Le géotourisme est une forme de tourisme qui vise à maintenir, améliorer ou restaurer les biens naturels et culturels. Pour ce faire il faut établir les règles pour les visiteurs et les guides, et entreprendre un suivi pour s’assurer qu’il n’y a pas d’impacts négatifs imprévus. Les scientifiques jouent un rôle important dans l’élaboration des cahiers de charge, dans le suivi des activités touristiques et de leurs impacts.

Avec l’appui des chercheurs les autorités gabonaises ont développé des règles pour encadrer l’observation des baleines, pour éviter que les bateaux les approchent trop près et les poursuivent; le même genre de règles a été établi pour protéger les tortues pendant la ponte, pour réglementer la pêche sportive en appliquant des règles « no kill » ; et pour minimiser les risques de transmission des maladies entre les touristes et les animaux, surtout les grands singes.

Pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’effets néfastes inattendus il faut établir avec les scientifiques des programmes de suivi des sites touristiques. A Langoué les chercheurs de WCS ont mis en place dès 2001, 4 ans avant le lancement des activités touristiques, un programme de suivi des taux de visite du bai par les gorilles et les éléphants – 1200 éléphants ont été identifiés et chaque visite au bai est noté par les chercheurs sur place. Quatre ans après le début des activités touristiques on a la preuve que le taux de visite est stable, ou même peut-être un peu plus important !

Des études de suivi terrain effectué par les chercheurs visent à évaluer si le taux de certaines maladies partagées entre les singes et l’homme comme la grippe, comme on a pu constater dans d’autres pays augmente avec la fréquence des visites.

Les scientifiques peuvent également participer à l’élaboration des normes et standards pour les lodges situés dans et en proximité des parcs.

Par exemple des normes ont été imposées pour les lodges construits en proximité des plages pour préserver la ponte des tortues – En effet, les lumières peuvent déranger les femelles ainsi que les bébés tortues qui utilisent les reflets de la lune sur les vagues pour retrouver l’océan. S’il y a une source de lumière plus fort derrière la plage ils la suivent, risque s’éloigner de la plage et de mourir de déshydratation.

En plus, dans le cas où il existe des activités industrielles en proximité, ou à l’intérieur des parcs, ce qui est très rare, les chercheurs peuvent participer aux études d’impact préalables, et fournir des conseils pour minimiser. Un très bon exemple est la collaboration entre Shell Gabon et Smithsonian Institute en proximité du parc national Loango ; ainsi que les travaux de WWF avec les forestiers qui travaillent dans les zones tampons de Loango, Moukalaba et Minkébé.

La philosophie appliquée au Gabon est de développer un tourisme sain, qui protège et valorise l’environnement et la culture traditionnelle. Pour se faire, on utilise beaucoup les connaissances et la sagesse des scientifiques, modéré parfois par l’Agence Nationale des Parcs Nationaux, dont le rôle est de chercher les meilleurs compromis entre protection et valorisation.

(Source:http://www.parcsgabon.org/decouvrez-les-parcs/le-geotourisme

vendredi, 07 juin 2013 09:20

Les engagements du Gabon

Dès 2002, le Gouvernement, conscient de l’importance économique et sociale du secteur forêt dans l’économie nationale, s’est engagé, avec le concours des partenaires internationaux, à initier une nouvelle approche de gestion rationnelle et durable des ressources forestières du pays. Dans cette logique, le gouvernement du Gabon a initié un Programme Sectoriel Forêt, Pêche Et Environnement (PSFE) soutenu par plusieurs partenaires du Gabon dont la Banque africaine de développement (BAD), l’Agence française de développement (AFD), l’Union européenne, les Etats-Unis et la Banque mondiale.

Le Programme Sectoriel Forêt, Pêche Et Environnement (PSFE) aide à orienter l'action du gouvernement vers deux directions : la gestion durable des ressources forestières et la transformation locale du bois afin de générer plus de valeur ajoutée. Le Gabon détient la deuxième plus vaste étendue forestière du Bassin du Congo, la deuxième forêt la plus vaste au monde après celle de l’Amazonie. En effet, le domaine forestier du Gabon couvre plus des trois-quarts du territoire national, s’étirant sur plus de 22 millions d’hectares. On y trouve plus de 400 espèces de bois, y compris l’Okoumé, une espèce très prisée, mais aussi 150 espèces de mammifères et 650 espèces d’oiseaux. En outre, le secteur forestier, deuxième source d’emplois formels après le secteur public, représente jusqu’à 60% du PIB hors pétrole.C’est aussi la deuxième source des devises étrangères après le pétrole.

L’appui de la Banque mondiale dans ce secteur vise deux objectifs et reste conforme à la Stratégie d’aide-pays adoptée par son Conseil d’administration pour la période 2005-2009: appuyer la diversification de l’économie, en renforçant en particulier la transparence et l’efficacité de la gestion des finances publiques et des ressources naturelles ; et promouvoir un environnement favorable au développement du secteur privé, en vue d’améliorer les indicateurs sociaux.

Pour y parvenir, la Banque mondiale a consenti un appui budgétaire de 15 millions de dollars, dont le but est de soutenir les réformes institutionnelles nécessaires pour une gestion optimale et efficiente du domaine forestier national. Il s’agira notamment de promouvoir un débat ouvert au sein de la société sur la gestion du patrimoine public, donc de jeter les bases pour une gestion transparente, durable et équitable des ressources naturelles du pays. L’accent sera mis sur la publication de l’échéancier, carte des permis et des bilans de recouvrement, le retour au domaine des permis défaillants et l'observation tierce pour le contrôle de l’exploitation illégale est le deuxième appui administré par la Banque mondiale est un don du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) de 10 millions de dollars. Cet appui a pour objet de renforcer les capacités institutionnelles et opérationnelles de l'Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), qui a pour mission de mettre en œuvre le programme gouvernemental de protection, de sensibilisation et gestion de la biodiversité à travers le réseau de parcs nationaux.

Un renforcement des capacités humaines est indispensable à cet égard et le rôle des éco-gardes est essentiel. Ils ont pour mission d’assurer la surveillance et la protection des parcs nationaux, collecter les données sur l’état du milieu et sensibiliser les populations riveraines sur les enjeux de la protection de nature. Les éco-gardes sont recrutés à travers un appel d’offre public à candidature diffusé dans les villages, les préfectures, sous préfectures et administrations en périphérie des parcs nationaux. Leur formation dure trois mois, durant les lesquels les candidats retenus apprennent la biologie, la géologie, les techniques de sensibilisation des populations, la méthodologie à la collecte des données et la navigation en forêt. Au delà de la simple conservation des ressources et de la biodiversité, le Gouvernement gabonais, avec l'appui de ses partenaires, s'oriente à travers cette politique vers le développement du secteur de l’écotourisme, pour lequel l’expertise de la Banque mondiale est aujourd’hui très sollicitée. « La diversification de l’économie gabonaise est devenue une nécessité vitale pour l'avenir du pays, et de ce point de vue, l'écotourisme est un secteur qui doit maintenant faire l'objet d'une attention toute particulière », a souligné Richard Auguste Onouviet, ancien ministre gabonais du Plan. La nécessité de mettre l’accent sur l’écotourisme est davantage soulignée par la crise financière mondiale qui a occasionné une chute abrupte de la demande du bois gabonais à l’étranger.

Plus de la moitié du bois produit au Gabon est exporté vers l'Asie, principalement en Chine. Au-delà des efforts consentis dans le domaine forestier, le Gouvernement gabonais a également engagé une série de consultations avec ses partenaires internationaux en vue d’élaborer un programme national pour le développement de l’écotourisme.(source actu news environnement)

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