Angelina Nongou Leyenberger

Angelina Nongou Leyenberger

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Dans le cadre d’une mission longue durée de Vincent Droissart, Chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), une mission de terrain a été effectuée du 1er au 10 juin 2017 avec Narcisse Kamdem (assistant de recherche au laboratoire de Botanique systématique et d’Ecologie) pour rechercher Ossiculum aurantiacum dans la région du Sud-ouest (Mamfe, Nguti, Ebondji) et obtenir plus d’informations sur son aire de distribution, son écologie et son statut de conservation.

Dans un rapport, l'Académie des sciences dresse un tableau détaillé de la dégradation par l'homme de la biodiversité et tente de mesurer la résilience des écosystèmes fragilisés quand vient s'ajouter le réchauffement climatique.

 

Expliquer, alerter, prévenir, c'est le défi que s'est fixée l'Académie des Sciences au travers de son Comité des sciences de l'environnement en publiant aujourd'hui un rapport ambitieux sur «les mécanismes d'adaptation de la biodiversité aux changements climatiques et leurs limites».

Selon les résultats de travaux de recherche publiés mercredi 20 septembre 2017 dans la revue Science Advances, les populations de tortues de mer ne déclinent plus dans une soixantaine de régions dans le monde.

Les tortues de mer tirées d’affaire ?

Menacées par la chasse, la perte de leur habitat, la pollution plastique et les prises accidentelles dans les filets de pêche, les populations de grandes tortues de mer déclinaient depuis une vingtaine d’année. Ainsi, sur les sept espèces différentes de tortues marines, toutes sont classées vulnérables ou en danger de disparition.

Libreville – Le Gabon, couvert à 88 % de forêts, mise désormais sur la technologie pour mieux contrôler le secteur forestier qui suscite la convoitise de trafiquants sans scrupule attirés par le marché juteux du bois.

 

Figurant parmi les pays les plus reboisés au Monde, le Gabon a renforcé aux cours de ces dernières années son dispositif technique et réglementaire pour recenser toutes les activités susceptibles de porter atteinte à sa richesse forestière.

 

A cet effet, Libreville recourt désormais à une surveillance satellitaire opérée par l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS).

Très prisé en Asie, le «Kevazingo» ou «Oveng», en fang, est menacée par l’exploitation illégale intensive, initiée par des réseaux mafieux entretenus par des responsables d’administration véreux en complicité avec certains opérateurs économiques de la province du Woleu-Ntem.

 Face à l’ampleur du désastre et au regard de l’appétit des chinois sur le Kevazingo, essence de bois rare, réputée très solide est très prisée en Asie, Brainforest sonne l’alerte.

 Une équipe de cette organisation non-gouvernementale s’est rendue dans la province du Woleu-Ntem, dans la période d’août à septembre 2017, en vue de mieux comprendre le développement du phénomène, les acteurs ainsi que les motivations de ses derniers à accélérer la disparition de cette essence, dont le prix du mètre cube oscille entre 1 et 2 millions de francs CFA à Libreville.

LIBREVILLE, (Xinhua) -- Un ressortissant camerounais, présumé être un trafiquant d'ivoire, a été interpelé avec 20 kg de pointes d'ivoire à Bitam dans la province du Woleu Ntem au nord du Gabon, sur la frontière avec le Cameroun, par des éco-gardes, rapporte un communiqué officiel publié vendredi.

 

Le suspect, Ghislain Afa Mba, est arrivé sur une moto transportant un sac dans lequel étaient dissimulées 20 kg de pointes d'ivoire qui étaient divisées en quatre morceaux pour faciliter le transport sur la moto. Il a été arrêté par les éco-gardes en étroite collaboration avec l'ONG Convergence Justice, alors qu'il essayait de vendre son produit.

Utilisée depuis des décennies par les guérisseurs traditionnels, cette plante aurait aussi des propriétés pharmaceutiques pour soigner les suites d’AVC.

 

Au large du Gabon, dans le golfe de Guinée, l’archipel de Sao Tomé-et-Principe est un des plus petits d’Afrique – moins de 200 000 habitants -, constitué de deux îles principales. Cette ancienne colonie portugaise isolée du continent africain abrite une biodiversité unique, au niveau tant de la faune que de la flore. Une richesse qui intéresse de près les scientifiques et qui pourrait s’avérer un formidable espoir pour les patients atteints de troubles neurodégénératifs tels que la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson.

Une étude de l'ONG TRAFFIC montre que les trafiquants asiatiques gèrent intégralement la filière clandestine, des forêts du Congo aux boutiques de Shanghaï

La Chine n'est pas seulement le principal débouché du commerce illégal de l'ivoire en Afrique centrale. Ses trafiquants ont implanté leurs réseaux criminels pour contrôler tous les rouages d'une entreprise qui menace la survie d'une des espèces les plus emblématiques de la faune sauvage.

En l'espace d'une décennie, de 2002 à 2011, le nombre des éléphants d'Afrique centrale a chuté de plus de 60 %.

Le droit positif international et le droit positif français participent désormais à la lutte contre la disparition de la faune et de la flore, plaçant les acteurs du marché de l’art dans une situation inédite.

De nombreuses études récentes, au premier rang desquelles le rapport publié, le 10 juillet 2017, par l’Académie américaine des sciences, dénoncent une catastrophe biologique sans précédent depuis celle qui a vu disparaître les dinosaures il y a 66 millions d’années. Ce serait donc la « sixième extinction de masse », l’extinction des espèces entraînant des conséquences en cascade sur l’ensemble des écosystèmes. Les impacts environnementaux, mais également sociaux et économiques, sont considérables

Plusieurs phénomènes concourent à ce désastre, de la dégradation des habitats naturels à la pollution en passant par le réchauffement climatique, parmi lesquels est stigmatisée la surexploitation commerciale des espèces animales – victimes d’une chasse intensive et du braconnage. Ce dernier rapporterait chaque année plus de 14 milliards de dollars aux trafiquants.

LA « CITES » OU « CONVENTION DE WASHINGTON »

La régulation du commerce des espèces protégées représente aujourd’hui l’un des principaux modes d’action pour endiguer la dégradation de la biodiversité. C’est l’objet de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, également connue sous son acronyme anglais  CITES ou sous le nom de Convention de Washington. Adoptée en 1973, effective depuis le 1er juillet 1975, elle compte aujourd’hui 183 États parties et a valeur contraignante.

La convention CITES a donné lieu au sein de l’Union européenne au règlement (CE) n° 338/97 du Conseil du 9 décembre 1996 ainsi qu’à plusieurs règlements connexes de la Commission, qui assurent l’harmonisation de son application à l’échelle communautaire.

La CITES vise à garantir que le commerce international des 40000 espèces d’animaux et de végétaux concernées, qu’ils soient vivants ou morts, pris en totalité ou partiellement (par exemple une défense d’éléphant), ou sous forme de produits dérivés (tels qu’une statuette en ivoire), ne nuit pas à la conservation de la biodiversité. Le système repose sur des permis à l’importation et à l’exportation, délivrés par une autorité nationale désignée. En France, cette tâche revient aux directions régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement aux termes d’un décret en date du 27 février 2009.

Les espèces protégées, aussi bien de faune que de flore, sont réparties par la CITES en trois annexes qui correspondent à trois catégories de protection. La première annexe regroupe les espèces menacées d’extinction à l’échelle internationale, pour lesquelles le commerce est, en principe, proscrit. La deuxième s’occupe des espèces pour lesquelles une régulation de l’exploitation et de la circulation est nécessaire afin d’empêcher une surexploitation. Enfin, la troisième répertorie les espèces pour lesquelles un État a souhaité mettre en place une régulation spécifique, applicable sur son territoire, et sollicite la collaboration des autres États pour détecter les exportations illégales.

 

L’ÉLÉPHANT ET LE RHINOCÉROS, SYMBOLES DE LA SUREXPLOITATION ET DU TRAFIC ILLICITE

L’éléphant est, à bien des égards, l’exemple le plus connu de ce mécanisme qui confronte le marché de l’art au droit des espèces menacées. Ces dernières décennies, le braconnage d’éléphants a connu une recrudescence inquiétante, en raison d’une croissance continue de la demande d’ivoire sur les marchés asiatiques, et tout particulièrement en Chine.

Le trafic de cornes de rhinocéros s’intensifie tout autant. La poudre qui en est tirée étant supposément dotée de vertus médicinales et aphrodisiaques. La détermination des trafiquants est éloquente, suscitant l’attention redoublée des médias : le 7 mars 2016, en France, le rhinocéros du zoo de Thoiry a été abattu et sa corne, sciée. Pour parer à ce type d’agissements, le Muséum d’histoire naturelle, situé à Paris, a, depuis 2012, remplacé les cornes des rhinocéros empaillés par des imitations en résine, et applique à présent le même procédé pour les défenses d’éléphants.

 

Mais les réponses pragmatiques ne suffisent pas : c’est pourquoi, le droit positif est redevenu un outil privilégié pour les États désireux de prendre de nouveaux engagements.

En France, l’arrêté ministériel en date du 16 août 2016 marque un tournant : le commerce de l’ivoire brut fait dorénavant l’objet d’une interdiction totale – laquelle souffre peu d’exceptions, notamment l’ancienneté des objets –, de même que la fabrication d’objets en ivoire, désormais prohibée. Le commerce des antiquités en ivoire – c’est-à-dire des spécimens travaillés datant d’avant 1947 –, n’est possible que par le biais de dérogations délivrées au cas par cas.

En sus du commerce en tant que tel, la restauration d’oeuvres et pièces issues de spécimens protégés suit exactement les mêmes règles que le commerce proprement dit, ce qui peut susciter de réels soucis au sein des collections publiques

Le 4 mai 2017, un nouveau dispositif a été publié, qui modifie l’arrêté de 2016, pour y apporter des précisions et prendre en considération les difficultés pratiques rencontrées, notamment avec les instruments de musique tels que les pianos dotés de touches en ivoire, ou encore avec les objets de coutellerie ou pour fumeurs. Ceci est fait dans le but d’une application plus souple du règlement, liée au pourcentage représenté par la matière litigieuse dans la pièce, à son poids, aux dates d’importation, de fabrication, etc.

Entre-temps, l’annonce du gouvernement chinois, en décembre 2016, d’interdire le commerce et la transformation de l’ivoire d’ici la fin de l’année 2017, a retenti comme un coup de tonnerre, dans un pays qui entretient une tradition millénaire de sculpture et de gravure de l’ivoire. Les ateliers et les nombreux points de revente installés dans la République populaire de Chine sont contraints d’écouler leur stock dans un court laps de temps. Le prix de l’ivoire a, par conséquent, chuté de façon spectaculaire en Extrême-Orient.

Les observateurs – au premier rang desquels plusieurs ONG qui se réjouissent de cette résolution – craignent que le marché des objets en ivoire ne se reporte sur les pays voisins, et en particulier le Cambodge, le Laos et le Vietnam. Sans compter Hong Kong, haut lieu désormais du marché de l’art, qui n’est pas visé par l’interdiction.

LE RÔLE DU MARCHÉ DE L’ART DANS LA PROTECTION DES ESPÈCES MENACÉES

Si l’éléphant et le rhinocéros sont devenus les symboles de la lutte contre le braconnage et la surexploitation des espèces, il ne faut pas oublier que des dizaines d’animaux et de plantes sont inscrits, chaque année, sur la liste rouge des organisations internationales.

Aussi, chacune des conventions des États parties de la CITES – qui a lieu tous les deux ou trois ans, la 17e ayant eu lieu à l’automne 2016 – procède à un reclassement des espèces dans les différentes annexes.

À titre d’exemple, le perroquet gris du Gabon a été inscrit à l’annexe I, après 35 ans en annexe II, ce qui traduit la volonté la communauté internationale de mettre un terme à son commerce. L’oiseau est, entre autres, victime d’une importation massive vers l’Europe afin d’être utilisé comme animal de compagnie ou servir à l’art de la plumasserie. Parmi les espèces végétales, c’est au tour des bois de palissandre – ces arbres servent principalement à la marqueterie et à la lutherie – de voir leur commerce contrôlé.

Le marché de l’art français est devenu bien sensible à ces évolutions. Selon le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), ce sont, en deux mois, pas moins de deux tonnes d’ivoire qui, durant l‘année 2015, transitaient encore dans les maisons de ventes aux enchères installées dans l’Hexagone. Antiquaires, taxidermistes, opérateurs de ventes volontaires, et sites de vente en ligne, ont l’obligation de prouver que l’objet proposé a été fabriqué à partir d’un spécimen prélevé ou capturé avant sa date de protection par la Convention de Washington.

 

Washington (AFP) – Les façades de verre et d’acier des immeubles, lisses et verticales, trompent le système d’écholocalisation des chauves-souris – qui fonctionne comme un radar – ont déterminé des scientifiques dont la recherche est publiée jeudi dans la revue Science.

 

Ce leurre sensoriel expliquerait pourquoi on trouve autant de ces animaux tués ou blessés à proximité d’immeubles, une situation qui, jugent-ils, illustre l’impact néfaste des constructions et du développement des activités humaines sur la faune sauvage.

 

Ces chercheurs, dont le biologiste Stefan Greif (Institut allemand Max Planck d’ornithologie), ont observé des grands murins (Myotis myotis), une espèce de chauve-souris européenne, alors qu’elles volaient dans un tunnel de forme rectangulaire dans l’obscurité.

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