Angelina Nongou Leyenberger

Angelina Nongou Leyenberger

Employée dans la médecine traditionnelle chinoise, la peau du quadrupède alimente un trafic de plus en plus important sur le continent, décrypte notre chroniqueur.

Au même titre que l’ivoire des éléphants, les cornes de rhinocéros ou les écailles de pangolin, la peau des ânes africains est très recherchée par les Chinois. « Nous nous en servons pour produire un sirop qui s’appelle ejiao, nous explique un pharmacien de Pékin. Avec la gélatine qui se trouve dans la peau des ânes, nous fabriquons un tonic sanguin qui permet de soigner toutes sortes de maux comme l’anémie, la toux sèche ou les conséquences de la ménopause… Mais aussi l’insomnie ou la fatigue chronique. C’est un médicament que nous utilisons en Chine depuis de longues années. »

 

Seulement, l’appétit grandissant pour cette pharmacopée, dont les prétendues vertus ne sont validées par aucune preuve scientifique,a conduit à diviser par deux la population d’ânes en quelques années seulement dans l’empire du Milieu.

 

Dans un rapport, le WWF révèle que les éléphants, les rhinocéros et les tigres sont pourchassés dans au moins 43 sites du patrimoine mondial.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) tire la sonnette d’alarme : près de la moitié des quelque 200 sites naturels classés au patrimoine mondial de l’Unesco [Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture] sont victimes de braconnage ou d’exploitation forestière.

 

Dans un rapport publié mardi 18 avril, l’ONG déplore ainsi que « les espèces classées à la Cites [Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction] sont victimes de prélèvement illégal dans 45 % » de ces zones. Le WFF reconnaît toutefois que l’estimation de l’ampleur des activités concernées est rendue difficile par leur nature illicite.

 

Dans le parc national de la Garamba, scientifiques et gardes risquent leur vie pour protéger les 46 dernières girafes du Kordofan. La faute aux braconniers et aux milices.

Visiter le parc national de la Garamba est un voyage à haut risque. Dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), à la frontière avec le Soudan du Sud, le parc est situé dans l’une des zones les plus dangereuses d’Afrique. La faute à un mélange explosif de braconniers lourdement armés, de groupes rebelles et d’une biodiversité chèrement négociée sur le marché noir.

 

Au cœur de ce biotope unique en Afrique centrale – une savane parsemée d’îlots de forêt dense –, les dernières girafes du Congo subsistent tant bien que mal. Plutôt mal que bien. Au nombre de 46, elles appartiennent à une sous-espèce récemment identifiée : la girafe du Kordofan (Giraffa camelopardalis antiquorum),

mercredi, 14 juin 2017 14:49

Bilan d’étape du Procobha

Libreville a abrité le 29 août un atelier visant à évaluer le niveau de réalisation du Projet de conservation de la biodiversité en forêt tropicale à travers la coexistence durable entre l’homme et l’animal (Procobha). Une étude menée conjointement par le Gabon et Japon.

«Ce projet, qui est financé pour une durée de 5 ans, permettra plusieurs réalisations dont un manuel pour l’écotourisme scientifique dans le parc de Moukalaba-Doudou, la carte écologique de ce parc, la formation des éco-gardes, la formation des chercheurs gabonais et la construction d’une station de recherche à Doussala», a expliqué Shigéo Yagamata, représentant résident au Gabon de l’Agence japonaise de la coopération internationale (Jica) relayé par Gabon Matin.

 

Selon le diplomate nippon, «trois étudiant de l’Université des sciences et techniques de Masuku ont été sélectionnés, afin de participer à ce projet et acquérir une expérience plus objective sur les grand singes».

mercredi, 14 juin 2017 14:34

Les plus beaux lacs du pays

Généralement un voyage au Gabon est motivé par le désir de découvrir un pays authentique, d’aller à la rencontre d’une biodiversité extraordinaire ou de profiter de la sublime côte Atlantique. Le pays possède un autre trésor, ses nombreux lacs.

 

Des lacs magnifiques

 

Comme la très grande majorité des touristes, quand j’ai moi-même songé à partir en voyage au Gabon, je dois avouer que dans un premier temps je n’avais pas songé à découvrir le pays en allant de lac en lac. Pour moi le Gabon est avant tout une biodiversité incroyablement riche, une population adorable et attachante. Pourtant, en me penchant un peu plus sur la préparation de ce périple, je me suis rapidement rendu compte que le pays possède un autre grand intérêt touristique, ce sont ses nombreux lacs.

 

Sans vouloir faire un classement des plus beaux ou des moins intéressants, je dirais simplement que certains méritent réellement le détour, d’autres constituent une halte agréable si vous vous retrouvez dans les alentours. C’est ainsi le cas du lac Kivoro. Tout au sud-ouest du pays, la région Nyanga s’avère être un lieu de pause idéal pendant une découverte des environs de Tchibanga.

 

Au sud-est, dans la région du Haut-Ogooué, près de la petite ville de Léconi, les paysages sont vraiment magnifiques.

mardi, 13 juin 2017 10:42

Longer les plages gabonaises

Que vous recherchiez un certain standing, une ambiance plus typique voire même une atmosphère sauvage, que vous souhaitiez observer la faune locale sur terre ou dans l’eau, la longue côte atlantique est un passage obligatoire de tout voyage au Gabon.

 

Les grands classiques de la côte

 

Tout le reste du pays a beau être méconnu du grand public, une chose est certaine, avant même de vous pencher sur la préparation de votre voyage au Gabon, vous avez forcément déjà entendu parler de la capitale Libreville ou de la ville de Port-Gentil. Elles ont beau être très différentes l’une de l’autre, elles sont sons contestation possible les deux grandes stars de tout le littoral.

 

Je conseille la première à tous ceux qui recherchent un séjour avec un certain standing. Dans la capitale, les plages de la Sablière et du Tropicana offrent des logements avec tout le confort dont il est possible de rêver. Tous les week-ends les familles gabonaise se retrouvent ici, l’ambiance est alors au plus haut.

 

A contrario, je conseille Port-Gentil à ceux qui sont à la recherche de plus d’authenticité. La vie ici est plus calme, l’atmosphère plus paisible même s’il est aussi possible de trouver des établissements de luxe. Avec le sable blanc et les eaux cristallines de sa baie, les cocotiers ou la plage de Sogara,

Rencontrer au moins une fois dans sa vie de voyageur les gorilles ou les chimpanzés est le rêve de très nombreux touristes. Sur le continent africain, des destinations comme le Rwanda ou l’Ouganda sont bien connues pour ce type de séjour. Pourtant, un voyage au Gabon est également l’occasion de croiser l’un des milliers de gorilles et de chimpanzés présents sur le territoire.

 

Le Gabon, terre des primates

 

Après avoir travaillé quelques temps dans le milieu des safaris et avoir eu la chance d’en faire de nombreux dans divers pays du continent africain, j’ai moi aussi comme de très nombreux voyageurs eu envie de voir autre chose que le mythique Big 5 de la savane. Beaucoup de touristes rêvent du continent africain pour une autre rencontre, plus confidentielle, c’est celle avec les gorilles ou les chimpanzés. Ce rêve il est possible de le réaliser au cours d’un voyage au Gabon.

 

En effet, il faut savoir que le Gabon est une véritable terre d’accueil pour les primates. En vous enfonçant dans la forêt équatoriale, vous aurez l’immense bonheur de pouvoir rencontrer l’une des familles de ces primates. Au Gabon vivent gorilles et chimpanzés. Autant dire que les chances de croiser le regard profond de l’un de nos cousins pas si éloignés que ça sont relativement grandes.

Les amoureux de la nature dans ce qu’elle peut offrir de plus pur, de plus sauvage et de plus diversifié ne doivent pas perdre une seconde de plus, c’est en partant en voyage au Gabon qu’ils se retrouveront comblés.

 

Une biodiversité extraordinaire

 

Rares sont les endroits au monde où vous aurez l’occasion de découvrir une biodiversité aussi riche et aussi variée que celle que vous pourrez voir au cours d’un voyage au Gabon. Le gouvernement a bien compris les bénéfices qu’il peut tirer de son incroyable nature et de nos jours ce pays grand comme la moitié de la France ne possède pas moins de 13 parcs nationaux sur plus de 10% du territoire. Ce patrimoine naturel est précieux.

 

Ainsi pendant votre séjour, au milieu de paysages aussi variés que la forêt équatoriale, la lagune, la mangrove ou la savane, il vous sera possible d’observer près de 200 espèces de mammifères, 600 espèces d’oiseaux pour le bonheur des ornithologues et 70 espèces de reptiles. La flore n’est pas en reste puisque le Gabon compte plus de 800 espèces d’arbres et 20% des espèces végétales sont endémiques.

 

Une faune variée aux comportements singuliers

 

Des gorilles, des chimpanzés, des dauphins, des baleines à bosse, des tortues luth, mais aussi des éléphants, des hippopotames, des panthères et des antilopes.

Une vingtaine d'éléphants sont tués chaque semaine pour leur ivoire dans les réserves du Gabon. Face à l'ampleur du réseau des braconniers, les gardiens sont impuissants et risquent leur propre vie.

TRAFIC. "On cherche des armes, des munitions". À l'entrée du parc national d'Ivindo, dans le nord-est du Gabon, une poignée d'éco-gardes en tenue paramilitaire traque les braconniers sur la rivière. Sacs de vieux vêtements, boîte d'appâts... chaque recoin de la pirogue du pêcheur est fouillé. Au cœur du deuxième bassin forestier de la planète après l'Amazonie, cette région sauvage frontalière du Cameroun et du Congo abrite trois parcs nationaux, Minkebe, Ivindo et Mwagna, où le braconnage d'éléphants a explosé ces dernières années.  Environ 14.000 pachydermes ont été abattus en moins de 10 ans dans le seul parc de Minkebe (extrême nord-est), le plus menacé, selon l'Agence nationale des parcs nationaux (ANPN). C'est du "braconnage industriel", estime Luc Mathot, de l'ONG Conservation Justice, selon qui "150 à 200 kg d'ivoire" sortent chaque semaine de la réserve, ce qui correspond à environ 15 à 20 éléphants tués. À cheval sur des frontières poreuses, ce massif dense de 7.000 km2 sans routes ni villages, parcouru seulement de rivières, est devenu un repaire de braconniers très difficile à surveiller. Sur une superficie aussi vaste, une guerre inégale oppose des chasseurs à l'armement de plus en plus sophistiqué à une cinquantaine d'éco-gardes escortés par quelques militaires et gendarmes débordés qui patrouillent à pied.

REPORTAGE : La forêt gabonaise a échappé à la déforestation, alors qu'elle est exploitée depuis des dizaines d’années. Survivra-t-elle encore longtemps ?

La côte atlantique et l'Arboretum Raponda Walker au nord de Libreville, au Gabon. - A.Chauvet/20minutes

De notre envoyée spéciale à Libreville, au Gabou

Leur pays est une forêt. Avec 87% de son territoire recouvert par l’immense forêt du bassin du Cong , le deuxième poumon de la planète après l’Amazonie, le Gabon fait figure d’exception parmi les pays exportateurs de bois: entre 2000 et 2010, le pays n’a perdu que 0,04% de forêts, quand le bassin amazonien ou l’Asie du Sud-est coupaient leurs arbres dix fois plus rapidement. Du 4 au 15 mai, le Gabonpréside le forum des Nations unies sur les forêts, affirmant ainsi sa volonté de devenir un leader mondial sur le sujet.

Pourtant, en sortant de Libreville par les routes goudronnées, on voit pousser plus de maisons que d’arbres. «Une matinée où on ne travaille pas, ce sont deux chantiers qui poussent», soupire Anne-Marie Ndong Obiang, directrice du projet de l'Arbortetum Raponda Walker. Dans cet échantillon de forêt préservée à quelques kilomètres au nord de Libreville, dix écogardes veillent chaque jour à ce qu’un mur ne soit pas érigé illicitement là où la forêt de la Mondah devrait reprendre ses droits.

Page 1 sur 6

Faire un don

Ce site à but non lucratif qui fait de la réinformation gratuite vous a plu ? …faire un don