Eco tourisme

Eco tourisme (10)

Le ministre de la Promotion des Investissements privés, du Commerce, du Tourisme et de l’Industrie, Madeleine Berre, a clos le 22 juin 2017, les travaux du séminaire de renforcement des capacités en matière de développement touristique et de conservation de la biodiversité, organisé en partenariat avec l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).

Le ministre de la Promotion des Investissements privés, Madeleine Berre remettant une copie de l’accord de mise en œuvre du projet «Renforcement des capacités en matière de développement touristique et de protection de la biodiversité en Afrique centrale et de l’Ouest au représentant de l’OMT.

Echange entre le cabinet du ministre de la Promotion des Investissements privés, et les représentants de l’OMT.

Les experts de l’Organisation mondiale du tourisme ont animé du 20 au 22 juin 2017, un séminaire de formation pour les agents du ministère du Tourisme, des institutions touristiques et des opérateurs évoluant dans ce secteur. Cette formation s’est déroulée dans un premier temps dans le parc national de Pongara. Les organisateurs ont tenu à joindre à la formation théorique en salle, des formations pratiques dans les espaces naturels (foret, mangrove, etc.).

Ce séminaire s’inscrit dans le cadre du mémorandum d’accord signé entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et l’Organisation mondiale du tourisme, lors de la 59ème réunion de la commission pour l’Afrique de l’OMT et la réunion de haut niveau sur le tourisme émetteur chinois vers l’Afrique, qui se sont tenus à Addis-Abeba en Ethiopie du 18 au 21 avril 2017.

«Le tourisme est une des priorités du plan de relance de l’économie nationale. Il est susceptible à très court terme de porter une croissance inclusive. Il faut absolument que nous mettions comme outil de coopération un dialogue public-privé qui n’est pas une plate- forme figée. Car, nous avons la contrainte d’améliorer notre climat des affaires, qui est également de permettre aux opérateurs économiques de nous formuler leurs observations», a confié Madeleine Berre.

Photo de famille de la fin du séminaire de renforcement de capacité à Pongara du 20 au 22 juin 2017.

A l’issue des 72 heures d’échanges et de partage d’expérience, autours des thématiques telles que la biodiversité marine, côtière, mangrove, la forêt tropicale et les menaces qui pèsent sur l’écosystème gabonais, les participants ont été formés sur des comportements d’un «champion de la conservation de la biodiversité», mais également sur les techniques de promotion des activités touristiques.

Selon le consultant externe de l’OMT, Patrick Oreja, sans la préservation des ressources naturelles (plages, déserts, montagnes, récifs coralliens, forêts) et des richesses culturelles (traditions, us et coutumes), l’essence même du produit touristique est compromise, et les acteurs de ce secteur devraient davantage s’impliquer pour préserver ces atouts. «Il faut que les gens prennent conscience de l’importance de la biodiversité et de l’environnement, face aux problèmes actuels (réchauffement climatique, montée des eaux, pollution) qui transforment les villes en dépotoirs», a-t-il souligné.

Source : http://gabonreview.com, Publié par Loic Ntoutoume

Respect de l'environnement, croissance durable, productions à faible coût favorisant emploi, l'économie bleue à tout pour séduire l'Afrique.

Des bateaux de pêche à Dar-es-Salam en Tanzanie. Crédit photo: Rebecca Hardgrave via Flick. CC BY 2.0

 

L’économie bleue est au cœur de la mondialisation: 90 % des échanges commerciaux entre les États s’effectuent par voie maritime et 95 % des communications mondiales s’opèrent par des réseaux sous-marins. L’économie bleue regroupe toutes les activités économiques menées dans les fleuves, les lacs, les berges, les rivages, les cours d’eau, les nappes souterraines, les eaux douces, les fonds marins, les mers, les océans etc.

 

Mais l’économie bleue, comme le souligne Günter Pauli, renvoie aussi aux modèles de production des écosystèmes et de la résilience. Elle est ainsi axée sur l’entreprenariat social, favorisant un développement soucieux de l’environnement par la restriction des pertes et des émissions de carbone, les productions à faible coût favorisant emploi et croissance durables; l’économie bleue se concrétise principalement avec l’aquaculture, la mariculture, les activités portuaires, l’écotourisme côtier, l’énergie bleue, les bioproduits marins ou encore la biotechnologie.

 

Le Gabon s'est doté de brigades d'écogardes pour veiller sur les ressources très convoitées de ses 13 parcs nationaux. Mais elles ne font guère le poids face à l'arsenal déployé par les braconniers.

Dans la boue du parc de Pongara, au large de Libreville, les traces sont encore fraîches. Pas de doute, des éléphants sont passés par là. Ces derniers temps, la dense forêt du parc, situé au bord de l’océan, est devenue pour eux un refuge privilégié. Car au nord-est du pays, l’éléphant de forêt est constamment traqué. S’il est plus petit que son cousin des savanes, son ivoire est tout aussi prisé des braconniers, dont la marchandise se revend à prix d’or en Asie. Appâtés par ce trafic juteux, ils déciment les pachydermes du Gabon, qui abrite plus de la moitié des éléphants de forêt du continent. « La perte est énorme », déplore Christian Mbina, directeur technique de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), crée en 2007. « Au début des années 1990, nous estimions qu’il y avait quelque 65 000 éléphants au Gabon. Aujourd’hui, ils sont environ 40 000 », poursuit-il, tout en reconnaissant la difficulté de réaliser ces recensements.

Pour lutter contre ce carnage organisé, les moyens de l’agence ont été décuplés. À sa création, l’ANPN comptait une poignée de salariés. Aujourd’hui, ils sont près de 800. Parmi eux, 600 personnes sont mobilisées pour la sauvegarde des 13 parcs et pour la lutte contre le braconnage.

 

Si les Parcs nationaux entendent développer l'écotourisme, ces activités se feront dans les meilleures conditions. L'Union européenne vient de débloquer des crédits dans ce sens. Mieux gérer, mieux équiper ces espaces vierges.

 

L'objectif est d'atteindre, d'ici à 2020, la barre des 100 000 visiteurs. Le Gabon dispose au travers de ses 13 parcs nationaux d'un atout certain. Encore faut-il rendre ces espaces accessibles et développer des structures d'accueil et d'accompagnement adaptés.

Une vingtaine d'éléphants sont tués chaque semaine pour leur ivoire dans les réserves du Gabon. Face à l'ampleur du réseau des braconniers, les gardiens sont impuissants et risquent leur propre vie.

TRAFIC. "On cherche des armes, des munitions". À l'entrée du parc national d'Ivindo, dans le nord-est du Gabon, une poignée d'éco-gardes en tenue paramilitaire traque les braconniers sur la rivière. Sacs de vieux vêtements, boîte d'appâts... chaque recoin de la pirogue du pêcheur est fouillé. Au cœur du deuxième bassin forestier de la planète après l'Amazonie, cette région sauvage frontalière du Cameroun et du Congo abrite trois parcs nationaux, Minkebe, Ivindo et Mwagna, où le braconnage d'éléphants a explosé ces dernières années.  Environ 14.000 pachydermes ont été abattus en moins de 10 ans dans le seul parc de Minkebe (extrême nord-est), le plus menacé, selon l'Agence nationale des parcs nationaux (ANPN). C'est du "braconnage industriel", estime Luc Mathot, de l'ONG Conservation Justice, selon qui "150 à 200 kg d'ivoire" sortent chaque semaine de la réserve, ce qui correspond à environ 15 à 20 éléphants tués. À cheval sur des frontières poreuses, ce massif dense de 7.000 km2 sans routes ni villages, parcouru seulement de rivières, est devenu un repaire de braconniers très difficile à surveiller. Sur une superficie aussi vaste, une guerre inégale oppose des chasseurs à l'armement de plus en plus sophistiqué à une cinquantaine d'éco-gardes escortés par quelques militaires et gendarmes débordés qui patrouillent à pied.

REPORTAGE : La forêt gabonaise a échappé à la déforestation, alors qu'elle est exploitée depuis des dizaines d’années. Survivra-t-elle encore longtemps ?

La côte atlantique et l'Arboretum Raponda Walker au nord de Libreville, au Gabon. - A.Chauvet/20minutes

De notre envoyée spéciale à Libreville, au Gabou

Leur pays est une forêt. Avec 87% de son territoire recouvert par l’immense forêt du bassin du Cong , le deuxième poumon de la planète après l’Amazonie, le Gabon fait figure d’exception parmi les pays exportateurs de bois: entre 2000 et 2010, le pays n’a perdu que 0,04% de forêts, quand le bassin amazonien ou l’Asie du Sud-est coupaient leurs arbres dix fois plus rapidement. Du 4 au 15 mai, le Gabonpréside le forum des Nations unies sur les forêts, affirmant ainsi sa volonté de devenir un leader mondial sur le sujet.

Pourtant, en sortant de Libreville par les routes goudronnées, on voit pousser plus de maisons que d’arbres. «Une matinée où on ne travaille pas, ce sont deux chantiers qui poussent», soupire Anne-Marie Ndong Obiang, directrice du projet de l'Arbortetum Raponda Walker. Dans cet échantillon de forêt préservée à quelques kilomètres au nord de Libreville, dix écogardes veillent chaque jour à ce qu’un mur ne soit pas érigé illicitement là où la forêt de la Mondah devrait reprendre ses droits.

REPORTAGE : Contrairement à de nombreux pays émergents, le Gabon fait le pari de se développer sans surexploiter ses ressources naturelles.

 

Le parc national d'Akanda, au nord de Libreville, a été créé pour protéger la mangrove. - A.Chauvet/20Minutes

 

De notre envoyée spéciale à Libreville, au Gabon

 

Le Gabon est un pays riche: en forêts, en poissons, en plantes rares, en minerais, en sable… Si le pétrole est la principale source de revenus du pays depuis les années 1960 et représente encore 40% du PIB, le Gabon veut se faire une place parmi les pays «émergents» sans dilapider son immense capital naturel et en prenant sa part dans la lutte contre le changement climatique.

 

Le « Trou de fer » avec ses cascades et bassins. Du grand spectacle ! IRT/Serge Gélabert

 

La Réunion a enregistré une forte croissance de fréquentation et de recettes touristiques en 2016, profitant du succès que rencontre l’écotourisme sur les marchés européens. Il s’agit maintenant de continuer à diversifier une clientèle qui demeure très majoritairement française.

 

Un nouveau record de fréquentation touristique, en 2016, rapproche la destination Réunion du record de 471 300 touristes enregistré en 2011. Affichant une progression de 7,5%, soit 31 861 visiteurs de plus qu’en 2015, le tourisme réunionnais confirme une embellie qui s’est accentuée depuis 2014. « Cette croissance marque un vrai dynamisme de l’attractivité de l’île qui ne cesse de s’accroître après avoir connu une baisse constante entre 2011 et 2014 », se réjouit Willy Ethève, directeur de l’IRT (Ile de La Réunion Tourisme), organisme chargé de la promotion de la destination Réunion. L’augmentation de la capacité aérienne a soutenu cette croissance en répondant à la demande touristique. Le trafic aérien a progressé de près de 2% en 2016 entre La Réunion et la France métropolitaine, point de départ des touristes européens. La conjoncture internationale, qui multiplie les préoccupations d’ordre sécuritaire, incite également les voyageurs à choisir des destinations stables et sécurisées, auxquelles appartient La Réunion.


L’IRT demeure très actif en termes de promotion et de communication pour capter de nouvelles clientèles sur les marchés européens. Pour la deuxième année consécutive, un cap de 36 000 visiteurs européens a été franchi et le flux touristique venant de Métropole a augmenté de 15,5% tandis que la Belgique a généré un flux de 10 000 touristes, en progression de 21%. La clientèle mauricienne, deuxième marché en volume, a augmenté de 7% et les réservations émises par l’île sœur sont en hausse de 37% pour le premier trimestre 2017.

 

Le classement 2017 sur la compétitivité touristique, publié le 6 avril par le Forum économique mondial (WEF), classe le Gabon 119 e à l’échelle mondiale et 20e au plan africain sur 34 pays étudiés.

Selon le classement publié le 6 avril par le Forum économique mondial (WEF), le Gabon vient à la 119e place au plan mondial et 20e sur l’échelle africaine, derrière l’Éthiopie 117e et l’Algérie 118e, sur 34 pays africains étudiés.

 

S'il peut s'enorgueillir de son patrimoine naturel exceptionnel, le pays peine à développer l'écotourisme auprès des tour-opérateurs étrangers. Mais celui-ci séduit déjà les Gabonais.

 

«Il y a bien longtemps qu’on n’avait pas entendu les chimpanzés chanter», se réjouit Stéphane au milieu de ce joyeux vacarme. Alors que les cris des singes déchirent le calme de la forêt du parc de Pongara, les éléphants et les hippopotames restent eux à l’abri des regards. «Il fait trop chaud à leur goût», poursuit le jeune guide touristique, employé du complexe hôtelier La baie des Tortues, l’un des rares hôtels de cette aire protégée.

 

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«Nous ne sommes pas au zoo, la nature sait se faire voir quand elle en a envie», sourit Fortuné Ngossangah, conservateur adjoint du parc national de Pongara, l’un des treize que compte le Gabon. Niché sur les rives de l’océan Atlantique, au large de Libreville, il tranche radicalement avec la pollution et le tumulte de la capitale. Dans cette atmosphère calme bercée par le bruit des vagues, les tortues luth reviennent chaque année ensevelir leurs œufs sous le sable fin, non loin des buffles affalés dans la savane.

 

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